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From Genoa 2001 to Kananaskis 2002

Country Performance Assessment
Canada

Résultat général : B +

Résultats par objectifs et/ou priorités:

  1. Format et déroulement du sommet : A
    Efficacité et sobriété de l'ordre du jour appréciées.

  2. NEPAD : A -
    Fait respecter son agenda, ayant l'Afrique en priorité, Plan d'Action
    Barrières tarifaires ?

  3. Renforcer la croissance économique mondiale : C +
    1. Réduction des subsides
    2. Sécurisation de la frontière canado-américaine
    3. Libéralisation du commerce
        Réaffirmer l'esprit de Doha
    4. Règlement des conflits commerciaux
        Chrétien a " attiré " l'attention de Bush
    5. Éducation et emploi


  4. Lutte au terrorisme : B +
    Sécurité du transport
    Élimination (réduction) de l'arsenal bactériologique, nucléaire, chimique russe

  5. Extra : Questions régionales : Moyen-Orient, Pakistan/Inde, Corée, Afghanistan, Amérique Latine : B (neutre)

SOMMET DU G8 - KANANASKIS 2002

BILAN FINAL - PAYS : CANADA

1. Format du sommet : A

Le premier ministre du Canada avait promis que le sommet du G8 de Kananaskis se pencherait sur le sort de l'Afrique. Il a tenu parole et, vu le nombre de dossiers chauds sur la scène internationale, on peut dire que Jean Chrétien a accompli là un tour de force. La concision de l'ordre du jour et le climat propice à l'efficacité des échanges ont généralement été appréciées par les dirigeants invités, Jacques Chirac ayant même manifesté son intention de conserver la même formule pour la tenue prochaine du sommet, en France.

2. Afrique : réponse au NEPAD : A-

Le Plan d'action pour l'Afrique, réponse commune des membres du G8 au NEPAD présenté par certains dirigeants africains l'an dernier, est paru dans les délais prévus par Jean Chrétien. Cette initiative de développement, bien que novatrice de par son accent sur une responsabilisation sous forme de partenariat, comporte beaucoup de déclarations de bonne volonté de la part du G8, pour très peu d'engagements chiffrés (tant en termes de délais que d'aide et d'ouverture des marchés). Les plus ou moins 6 millards $US additionnels par année qui, en vertu de ce plan, seront acheminés en aide publique au développement (APD) vers l'Afrique représentent un pas positif et notable par rapport aux initiatives comparables du passé, mais cette somme est toujours loin de ce que les Africains à l'origine du NEPAD calculaient comme étant nécessaire (64 milliards $US) à l'implantation de ce dernier.

D'autre part, le Canada s'est démarqué à deux niveaux : dans son engagement clair (auquel a fait écho le plus explicitement la France) à verser au moins 50% des nouvelles sommes de son APD à l'Afrique, ainsi que dans son intention d'éliminer dès janvier 2003 tous les tarifs et contingentements sur la plupart des importations des 48 pays les plus pauvres, dont 34 sont africains (N.B. : ces annonces avaient toutefois déjà été faites avant le sommet). Il est difficile de déterminer à quel point est imputable au Canada le fait qu'aucun de ces engagements ne se soit pris clairement et collectivement à l'échelle du G8.

3. Croissance économique mondiale : C+

Cette " deuxième priorité " se situe, il va sans dire au vu des engagements qui s'y rattachent, nettement loin derrière la première. Après avoir glorieusement annoncé que l'économie mondiale se portait mieux que l'année précédente (année caractérisée par un ralentissement généralisé grandement attribuable aux événements du 11 septembre) et s'annonçait encore plus prometteuse pour l'année à venir, Jean Chrétien se montra très succinct quant au sujet de la libéralisation du commerce, se contentant de réaffirmer l'" esprit de Doha ". Aucune prise de position articulée concernant la réduction des subventions agricoles (états-uniennes ou européennes) ou le règlement de conflits commerciaux (comme le litige autour du bois d'oeuvre, dont on pouvait s'attendre à ce que le Canada l'aborde devant les États-Unis, renforcé par l'éventuel appui d'alliés parmi le G8). La question de l'élimination des barrières tarifaires (concomitante à une volonté de libéralisation), tel que mentionné précédemment, a été prise en main le plus énergiquement par le Canada - mais déplorablement, par lui seul. Enfin, aucune allusion n'a été faite à la question de l'emploi et des façons de renforcer la qualité de la main-d'oeuvre en général.

4. Lutte au terrorisme : B+

L'entente signée entre le G7 et la Russie (20 milliards $US sur 10 ans en aide au démantèlement de son arsenal nucléaire, chimique et bactériologique) est sans contredit un succès important et relativement inattendu duquel le Canada peut tirer crédit - pour avoir créé des conditions favorables à l'aboutissement efficace d'un tel accord.

En ce qui a trait à la sécurité du transport, le Canada a manifesté son appui, au même titre que les autres membres, aux nouvelles mesures de resserrement du contrôle et des sanctions aux douanes ainsi que sur les compagnies de transport.

On aurait pu par ailleurs s'attendre à plus d'intérêt manifesté par le Canada à aborder la situation de la sécurité le long de la frontière canado-américaine, du moins lors de la rencontre bilatérale entre M. Chrétien et M. Bush.

5. Questions régionales : B

Le Canada a fait preuve d'adaptabilité en créant un interstice temporel dédié aux sujets chauds de l'actualité politique, mais n'a toutefois pas témoigné de leadership dans ses positions, que ce soit par rapport au plan de M. Bush pour la création d'un état palestinien, les conflits indo-pakistanais, coréen ou afghan, ou encore le redressement économique de certains pays d'Amérique latine (Argentine, Brésil).

Par Caroline Saint-Mleux, Céline Furi
University of Toronto G8 Research Group
July 2002

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