Les sommets du G7
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SOMMET DE VENISE

SOMMET DE VENISE

Déclaration du président de la conférence concernant les problèmes politiques (Extrait)

Le sommet de Venise a été l'occasion d'un utile échange de vues sur les principaux problèmes politiques internationaux du moment. Nos discussions ont eu lieu dans le même esprit de coopération constructive qui a permis hier (9 juin) l'adoption des textes sur les relations Est-Ouest, la crise du Golfe et le terrorisme, et qui a confirmé une importante unité de vues.

Dans le domaine des relations Est-Ouest, une attention particulière a été accordée à un certain nombre de problèmes régionaux.

Au sujet de l'Afghanistan, l'accent a été mis une fois de plus sur la nécessité de maintenir la pression pour que le peuple afghan puisse au plus tôt déterminer son propre destin dans un pays qui ne sera plus soumis à l'occupation militaire extérieure.

Il convient de noter que la présence de troupes étrangères au Cambodge constitue toujours un obstacle à la paix et à la tranquillité de l'Asie du Sud-Est.

Dans le Pacifique, des îles-Etats nouvellement indépendants doivent affronter de difficiles situations économiques. Nous avons souligné la nécessité de soutenir leur développement dans des conditions de totale indépendance sans ingérence politique extérieure.

En Asie, nous sommes convenus qu'une attention particulière doit être accordée au plan de réforme économique entrepris par la Chine. Nous avons passé en revue la situation dans la péninsule coréenne, vu que les prochains Jeux olympiques sont susceptibles de créer un climat favorable à l'établissement d'un dialogue plus ouvert entre le Nord et le Sud. Aux Philippines, le gouvernement démocratique s'est engagé dans une tentative courageuse de redressement économique et social qui mérite notre appui.

Au sujet de l'Afrique, un continent aux potentialités énormes, mais confronté à des problèmes économiques, sociaux et politiques extrêmement graves, nous avons examiné la situation en Afrique du Sud avec une préoccupation particulière. Nous sommes convenus qu'une solution pacifique et durable de la crise actuelle ne peut être trouvée que dans le démantèlement du régime de l'apartheid et son remplacement par une nouvelle forme de gouvernement démocratique, non-raciste. Il est, par conséquent, d'une nécessité urgente de nouer un dialogue, véritable avec les représentants de toutes les couches de la société sud-africaine. Nous avons noté, par ailleurs, l'importance des initiatives d'assistance humanitaire pour les victimes de l'apartheid et du soutien qu'il faut accorder aux efforts des Etats membres de la SADCC (Conférence de coordination pour le développement de l'Afrique australe) en vue de développer et de renforcer leurs propres économies.

Nous avons exprimé une vive préoccupation pour les tensions et conflits dangereux qui persistent au Proche et Moyen-Orient, et pour l'absence de progrès concrets vers la solution du conflit israélo-arabe. Nous avons réaffirmé la nécessité d'une action en vue de créer des conditions d'une paix juste, globale et durable.

Nous avons également exprimé notre préoccupation pour la situation dans les territoires occupés.

La situation au Liban, avec ses graves tensions internes et le problème persistant des camps palestiniens, continue d'être pour nous un motif de préoccupation. A cet égard, nous avons réaffirmé l'espoir que des efforts véritables seront déployés vers une réconciliation nationale.

Au sujet de l'Amérique Latine, les discussions ont fait ressortir la nécessité de promouvoir des initiatives appropriées visant à soutenir les gouvernements démocratiques et à encourager le retour à la démocratie et sa consolidation d'un bout à l'autre du continent. Nous sommes également convenus que les efforts d'intégration régionale contribueront à l'ouverture d'un dialogue productif et constructif avec l'Ouest, et qu'ils méritent par conséquent notre appui.

En ce qui concerne la situation en Amérique centrale, il est souhaitable que le prochain sommet qui se tiendra au Guatemala puisse jouer un rôle positif et préparer la voie à la paix et à la stabilité.

Finalement, nous avons évoqué les problèmes de l'organisation des Nations Unies et, en particulier, ses difficultés financières actuelles, et nous avons envisagé les moyens de les surmonter.


Source: Service de Documentation de l'Institut d'Etudes Politiques de Lyon (I.E.P); France, Ministère des Affaires Etrangères Institut d'Etudes Politiques de Lyon. 1996

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