Les sommets du G8
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SOMMET DU G8 DE BIRMINGHAM

SOMMET DU G8 DE BIRMINGHAM

DÉCLARATION RÉGIONALE

L'INDONÉSIE

Nous sommes profondément préoccupés par la situation en Indonésie et notamment par la récente flambée de violence et les pertes de vies. Nous déplorons les massacres et demandons instamment aux autorités de faire preuve de toute la retenue possible, de s'abstenir de recourir à une force meurtrière et de respecter les droits des personnes. Nous exhortons la population à exprimer ses opinions pacifiquement. Il est essentiel d'éviter une escalade de la violence.

Nous sommes conscients des difficultés que la crise économique a causées. Nous croyons que le programme de réforme économique qui a reçu l'accord et l'appui des institutions financières internationales est le seul moyen de rétablir la confiance et la croissance et nous appuyons fermement son application par le gouvernement. Mais le succès de la réforme économique et l'appui international à cette réforme nécessitent une stabilité politique et sociale suffisante. Nous continuerons de chercher à soutenir la réforme et à alléger les difficultés, en collaboration avec les institutions financières internationales.

Le climat actuel d'agitation sociale indique qu'une réforme politique aussi bien qu'économique est nécessaire pour résoudre la crise. La nécessité d'une réforme politique est d'ailleurs bien reconnue en Indonésie. Nous encourageons les autorités à réagir rapidement en amorçant un dialogue qui répondra aux aspirations du peuple indonésien et en procédant aux réformes nécessaires.

L'ANCIENNE YOUGOSLAVIE ET LE KOSOVO

La violence qui persiste au Kosovo a ravivé les craintes d'une nouvelle guerre dans les Balkans. La région a déjà vu trop d'effusions de sang. Nous percevons comme un premier pas positif la réunion du 15 mai entre le président Milosevic et M. Rugova. Le fait que le président Milosevic s'efforce personnellement de trouver des solutions aux problèmes du Kosovo, notamment en ce qui concerne son statut final, est particulièrement important. Nous pressons les deux parties de voir à ce que le dialogue amorcé mène rapidement à l'adoption de mesures concrètes visant à apaiser les tensions et à réduire la violence. Il sera difficile de régler la question du statut du Kosovo, mais cela est essentiel pour le bien-être de tous ceux qui vivent dans la République fédérative de Yougoslavie.

La paix et la stabilité en Europe reposent sur les principes de l'inviolabilité des frontières et du recours à des moyens pacifiques pour l'instauration de changements politiques. Nous rejetons le terrorisme et la violence employés par quelque partie que ce soit pour atteindre des objectifs politiques ou étouffer la dissension. Les États de la région doivent eux-mêmes aider à trouver une solution non violente à la crise. Tous les États doivent collaborer au règlement du problème des réfugiés et des personnes déplacées.

Nous soulignons l'importance de coopérer avec la mission de M. Gonzalez. Nous sommes prêts à promouvoir un cheminement clair et réalisable vers l'intégration totale de l'ancienne Yougoslavie dans la communauté internationale. Toutefois, si Belgrade ne tire pas parti des progrès accomplis récemment et si un véritable processus politique n'est pas amorcé, son isolement s'accentuera.

Les élections qui auront lieu au Monténégro le 31 mai doivent être libres, honnêtes et conformes aux normes démocratiques, et tous doivent en respecter le résultat.

LA BOSNIE-HERZÉGOVINE

Nous nous réjouissons des progrès accomplis récemment dans la mise en oeuvre de la paix en Bosnie-Herzégovine et appuyons la part active prise par le Haut Représentant à la promotion du processus de paix. Cette année est critique pour la consolidation de la paix en Bosnie, particulièrement pour le retour des réfugiés et le développement démocratique, et des élections sont prévues dans tout le pays en septembre. Même si le peuple de la Bosnie a déjà de grandes réalisations à son actif en dépit de circonstances très difficiles, nous espérons que les dirigeants de la Bosnie travailleront encore plus fort à la création d'un avenir stable et prospère pour tous les citoyens de ce pays.

LE PROCESSUS DE PAIX AU MOYEN-ORIENT

Nous sommes profondément préoccupés par le fait que le processus de paix demeure dans l'impasse, les accords conclus n'ayant pas encore été mis en oeuvre. Nous encourageons tous les efforts destinés à relancer le processus de paix. Nous appuyons fermement les efforts visant à faire accepter par les parties une série d'idées constructives et réalistes déjà présentées par les États-Unis, dont un deuxième redéploiement israélien. Nous nous réjouissons de l'acceptation en principe de ces idées par les Palestiniens, lesquelles mèneraient à une reprise des pourparlers sur le statut final si elles sont acceptées par toutes les parties. Nous pressons les dirigeants israéliens et palestiniens de ne pas prendre de mesures unilatérales qui détermineraient à l'avance l'issue des négociations sur le statut final et mineraient la confiance. Nous demeurons déterminés à collaborer avec toutes les parties, Israël, les Palestiniens, la Syrie et le Liban, à l'instauration d'une paix globale. Une reprise des négociations israélo-palestiniennes contribuerait à accroître la confiance dans la région et à raviver le processus de paix dans son ensemble. En revanche, la persistance de l'impasse pourrait avoir de graves conséquences pour la sécurité partout dans la région.

LES ESSAIS NUCLÉAIRES INDIENS

Nous condamnons les essais nucléaires effectués par l'Inde les 11 et 13 mai. Ces actions vont à l'encontre de la volonté exprimée par les 149 signataires du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires, des efforts visant à consolider le régime mondial de non-prolifération et des mesures visant à renforcer la paix et la sécurité régionales et internationales. Les préoccupations et l'opposition de la communauté internationale ont été exprimées immédiatement, en l'occurrence par nos gouvernements et d'autres pays. Nous soulignons notre total engagement en faveur du Traité sur la non-prolifération et du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires, pierres angulaires du régime mondial de non-prolifération et fondements essentiels de la poursuite du désarmement nucléaire. Nous sommes gravement préoccupés par le risque accru d'une prolifération d'armes nucléaires et de missiles en Asie du Sud et ailleurs. Nous exhortons l'Inde et les autres pays à ne pas effectuer d'autres essais et à ne pas déployer d'armes nucléaires ou de missiles balistiques. Nous pressons l'Inde de réintégrer le courant principal de l'opinion internationale, d'adhérer sans condition au Traité sur la non-prolifération et au Traité d'interdiction complète des essais nucléaires et de participer aux négociations sur un traité mondial visant à mettre fin à la production de matières fissiles destinées aux armes nucléaires. Ces faits nouveaux ont affecté les relations de l'Inde avec chacun d'entre nous. Nous le disons clairement dans nos propres échanges et rapports directs avec le gouvernement de l'Inde et appelons les autres États à exprimer eux aussi à l'Inde leurs préoccupations. Nous engageons et encourageons le Pakistan à faire preuve de la plus grande retenue devant ces essais et à respecter les normes internationales de non-prolifération.

Le 16 mai 1998


Source: Ministère des Affaires étrangères et du Commerce international du Canada.
Traduit par le Ministère des Affaires étrangères et du Commerce international.

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